Sofa, 2019, peinture acrylique sur Corapan, 74 x 123 cm



Sans titre, 2025, peinture acrylique sur Dibond, 200 x 100 cm







Sans titre
, 2002, peinture alkyde sur Dibond, 150 x 200 cm


Orange sanguine / vert tilleul, 2025, peinture acrylique sur bois, 50 x 70 x 10 cm




Abris

Oeuvres représentant des cabanes ou abris sommaires, réalisées en ruban adhésif coloré. Ce choix inattendu de matériau renforce le message sur la fragilité de notre habitat et de la planète, que l’artiste tente symboliquement de « recoller ».

Suite


Aléatoire & Architectures
Fragments d'architecture, impressions jet d'encre

Substrats

Dans les Substrats, des univers végétaux prolifèrent au fil d'entrelacs à la fois attirants et effrayants. Cette hybridation multiforme semble entraînée dans un mouvement perpétuel, mais reste liée au sol qui lui sert de « substrat ». Elle suggère subtilement l'adaptation de certaines espèces à leur environnement, mais aussi l’avenir incertain d’une nature génétiquement modifiée.

Peinture Mobiliers & Sols



Phénotypes & Xenobiosis


L’œuvre de Michel Huelin se déploie depuis le milieu des années 1980 autour d’une interrogation constante : celle de la matérialité et des conditions d’apparition de l’image. À travers des médiums variés — peinture, résine alkyde, dispositifs numériques — il développe une pratique cohérente qui explore les relations entre matière, surface, structure et perception. Ses premières peintures sans support constituent un moment fondateur. En libérant la peinture de la toile et du châssis, Huelin en fait un objet autonome, une surface autoportante dont l’épaisseur et la densité deviennent les éléments essentiels. La peinture n’est plus un lieu de représentation, mais un espace de formation, où interviennent la gravité, le temps et l’accident. Cette approche pose les bases d’une réflexion durable sur la peinture comme stratification et processus. À partir des années 1990, l’introduction de la résine alkyde marque un déplacement important. Les surfaces deviennent lisses, brillantes, réfléchissantes, transformant la peinture en un véritable dispositif perceptif. Dans ses séries d’intérieurs, de sols ou de paysages artificiels, l’image se construit dans une tension entre profondeur et planéité. Le spectateur est intégré dans l’œuvre par le jeu des reflets, et l’espace représenté se mêle à l’espace réel. La peinture se rapproche alors de l’écran, tout en conservant une matérialité irréductible. Les développements numériques prolongent cette recherche sans rupture. Michel Huelin y explore des formes générées, des structures hybrides, des systèmes de transformation qui évoquent à la fois le vivant et les processus technologiques. Dans des séries comme Substrats, il combine images de plantes, traces picturales et constructions digitales, produisant des environnements denses où s’entrelacent éléments organiques et artificiels. Ces images, bien que numériques, conservent une qualité picturale et interrogent les frontières entre naturel et simulation. À travers ces différentes phases, l’artiste ne cherche pas à représenter le monde, mais à en interroger les logiques internes. Son travail met en évidence les relations entre visible et invisible, entre surface et structure, entre image et processus. Il propose ainsi une réflexion sur l’image contemporaine, comprise non comme une donnée immédiate, mais comme le résultat instable de systèmes complexes — qu’ils soient matériels, biologiques ou algorithmiques. L’ensemble de l’œuvre de Michel Huelin se caractérise par une remarquable continuité, où chaque étape prolonge et transforme les précédentes. De la matière picturale aux images générées, il développe une pensée de l’image comme forme en devenir, située à la croisée de la perception, de la technique et du vivant. 

(Alkyd&Pixel, 2026)

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