Exposition personnelle
Foire
Exposition personnelle
Année marquée par de nombreuses expositions — à la Galerie Blancpain Stepczynski (Genève), aux HUG avec Dialogues I, ainsi que dans plusieurs institutions en Suisse et en France — et par une présence aux foires internationales (Art Forum, Berlin ; FIAC, Paris).
Mais 2001 reste surtout une année de rupture.
Un incendie ravage l’atelier de l’Avenue Rosemont : 110 peintures sont détruites. La disparition brutale d’une part importante du travail agit comme un point de bascule. Perte matérielle irréversible, mais aussi moment de redéfinition. L’atelier devient un lieu à reconstruire, la pratique un territoire à repenser.
Publication la même année de Pas Permis (éditions Quiquandquoi), livre pour enfants — comme un contrepoint fragile et lumineux à l’événement.
Expositions personnelles
Galerie Zürcher, Paris
Städtische Galerie, Baden
L’Entrée, Le Bon Marché Rive Gauche, Paris
Expositions collectives
bcv-art, Musée Jenisch, Vevey
Le virtuel et l’illusion, Villa Bernasconi, Grand-Lancy
Synthetic, Galerie Zürcher, Paris
Objets de réflexion, Le Plateau – FRAC Île-de-France, Paris
Art y-es-tu ?, Villa Bernasconi, Genève
Foire
Art Forum, Galerie Zürcher, Berlin
Commandes publiques
Waiting Room, Policlinique médicale universitaire, Lausanne
Golden Brain, Banque Cantonale Vaudoise, Vevey
Après l’incendie de 2001, le travail entre dans une phase de reconfiguration et de relance. Les œuvres développées en 2002 témoignent d’un déplacement progressif : l’image se détache de ses ancrages strictement matériels pour s’ouvrir à des logiques de transformation et de génération. Les peintures et installations explorent des systèmes où formes, structures et variations deviennent des éléments actifs du processus. L’image n’est plus uniquement représentée, mais produite à partir de paramètres, amorçant un passage vers des formes hybrides, entre réel et simulation. Cette période marque ainsi une transition décisive vers un travail conçu comme un espace d’expérimentation, préfigurant les développements numériques et biologiques des années suivantes.
Expositions personnelles
Galerie Blancpain Stepczynski, Genève
Invasive Species, Confer Art Actuel, Nyon
Expositions collectives
Videorium 01, Les Abattoirs – Musée / Centre d’art contemporain, Toulouse
Musée jurassien des arts, Moutier
Atelier Raynald Métraux, Cabinet cantonal des estampes – Musée Jenisch, Vevey
Accrochage, Musée cantonal des beaux-arts, Lausanne
Commande publique
Diversity, Sciences III, Université de Genève (Fonds cantonal d’art contemporain)
Foires
Art Brussels, Galerie Zürcher, Bruxelles
FIAC, Galerie Zürcher, Paris
À partir de 2003, le travail s’oriente vers des univers générés par modélisation 3D. Paramètres, variations et aléatoire deviennent des outils de construction. Le hasard n’est pas abandon mais méthode, proche des processus biologiques — mutation, sélection, émergence. Des œuvres telles que Diversity ou Biocenosis explorent l’hybridation entre végétal, animal et artificiel.
La création s’apparente désormais à un laboratoire expérimental.
Exposition personnelle
Invasive Species, Galerie Zürcher, Paris
Expositions collectives
Accrochages III, Musée cantonal des Beaux-Arts, Lausanne
Tours-détours de Babel, MAMCO, Genève
La tentation de l’aventure, Musée jurassien des arts, Moutier
Particules accélérées, CERN – Forum Meyrin, Meyrin
Prix
Bourse Artiste confirmé, Ville de Genève
Foires
FIAC, Galerie Zürcher, Paris
Art Forum, Galerie Zürcher, Berlin
Le travail autour des univers générés par modélisation 3D se poursuit et s’affirme. Les images deviennent des environnements instables, traversés par des logiques proches des processus biologiques : croissance, mutation, hybridation.Les formes oscillent entre organique et artificiel, entre simulation numérique et évocation du vivant. Les œuvres explorent ainsi un territoire intermédiaire où l’image se construit comme un écosystème, résultat de paramètres, de variations et d’émergences imprévisibles.
Expositions
État de Grass, du pré au gazon, Centre d’art de l’Yonne, Valéry (France)
Une journée particulière, Collection FMAC, Genève — Villa du Parc, Annemasse (France)
École municipale des Beaux-Arts, Galerie Marcel Duchamp, Châteauroux (France)
Regards croisés, Musée jurassien des arts, Moutier
Foire
Loop Video Art Fair, Barcelone — avec la Galerie Zürcher, présentation de la vidéo Xenobiosis
La recherche autour des univers hybrides générés par ordinateur se poursuit. Grâce aux outils numériques, les matériaux et les formes peuvent recevoir des propriétés inattendues, parfois en contradiction avec leur nature apparente, produisant des images instables et troublantes. La vidéo Xenobiosis (boucle de 7 min 15 s), présentée notamment à la Loop Video Art Fair de Barcelone, plonge le spectateur dans un flux de transformations continues. Des monticules de mantes religieuses apparaissent dans des jardins dévastés, des labyrinthes de bocaux remplis de cultures biologiques se déploient, et les formes se métamorphosent sans cesse, comme dans un écosystème en mutation. Les images semblent émerger sans origine clairement identifiable, laissant le spectateur entre fascination et inquiétude. L’œuvre interroge ainsi la relation entre expérimentation scientifique, manipulation du vivant et imaginaire, suggérant que l’être humain, engagé dans ses propres expériences, oscille toujours entre curiosité créatrice et tentation prométhéenne.
Expositions
Xenobiosis, Abbatiale de Bellelay
Version animée, Centre pour l’image contemporaine, Genève
Projection vidéo, ECAV / Forum d’art contemporain, Sierre
Foires
Art Brussels, Blancpain Art Contemporain, Bruxelles
Pulse Art Fair, Galerie Zürcher, New York
Pulse Art Fair, Galerie Zürcher, Miami
FIAC, Galerie Zürcher, Paris
L’installation Xenobiosis dialogue avec l’architecture du lieu, transformant l’espace en une sorte de serre mentale où formes végétales, animales et artificielles se mêlent. L’usage de l’informatique permet d’attribuer aux matériaux des propriétés inattendues, générant des perceptions ambiguës et troublantes. Le spectateur est placé dans un état de tension entre fascination et inquiétude, confronté à un univers où les frontières entre naturel et artificiel se dissolvent. Cette approche inscrit la production dans une logique proche du laboratoire expérimental, où hasard, hybridation et transformation deviennent des principes actifs, révélant une réflexion sur les dérives possibles de l’expérimentation scientifique et la position incertaine de l’humain face à ses propres inventions.